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Actualités

Bonnes feuilles

  • La marquise sort à cinq heures

    Comblée, encombrée de bijoux, de parures, de falbalas, de bataclans et de clinquants, je ne manquais de rien à l’intérieur du château. Pourtant je ne me sentais pas bien au cœur de ce paradoxal cocon de confort et de malaise. Je me sentais fragmentée, écartelée, dépersonnalisée, infériorisée, dévalorisée. J’ai été souvent victime d’un étrange mal-être et d’une inconsistance profondément insurmontable.

    Écoutez ici l'extrait en entier, lu à voix haute par Frankétienne sur le site Île en île.

  • Paradis blues : Extrait 1


    Je regardais tout ça autour de moi, maman et papa, grand-père et grand-mère, mes tantes et mes oncles, mes grandes cousines et leurs maris, beau-père et belle-mère, belles-sœurs et beaux-frères, je les regardais, et je me disais, c’est ça la vie ? Se fiancer. Se marier. Avoir des enfants. Les baigner, les nourrir, les torcher. Baptême. Première communion. Faire grandir ses enfants. Les marier. S’occuper des enfants de ses enfants. Les baigner, les nourrir, les torcher… 

    Est-ce que c’est ça la vie ?

  • La sourde violence des rêves : Extrait 4

    Page 91, David


    Il vient me chercher tôt, juste avant que Ntombi ne parte au boulot. Il se trouve un truc à manger pendant que je m’habille. On prépare un déjeuner léger, deux avocats et des sandwichs au fromage. Et bien sûr notre kit de survie, des joints déjà roulés, du mpepho. La route est chouette jusqu’à la réserve. Il est taciturne mais ça ne me gêne pas, le matin moi aussi je me tais. On arrive là-bas après dix heures, on gare la voiture à quelque distance de l’entrée. C’est une journée chaude, je transpire déjà. J’ai un short à l’arrière du pick-up. Je l’enfile rapidement pendant que Tshepo enlève ses chaussures.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 3

    Page 64 : Mmabatho


    J’allais à Jo’burg en train pendant les vacances scolaires de juin et décembre pour retrouver mon père, toujours impatient de me revoir. Mes parents sont divorcés. Je chéris particulièrement ce moment où il me reconnaissait au milieu de la foule des gens encombrés de bagages. La façon dont il courait vers moi, me prenait dans ses bras et m’embrassait joyeusement, à n’en plus finir, devant tous ces inconnus. Ça gênait toujours les gens plus âgés. C’était bien.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 2

    Pages 41-42 : Zebron


    Vous commencez à être franc. J’apprécie, je dis, très calme. Vous croyez que ça me dérange que vous me trouviez malfaisant. Vous croyez que j’ai jamais réfléchi à ça. Quand j’étais petit, mon père me battait, parfois sans raison. Je me rattrapais sur ma petite sœur. Quand il y avait personne à la maison, je la forçais à avoir des rapports sexuels. C’était bien.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 1

    Page 33 : Tshepo


    Je nous imagine nous baladant à Sea Point, je repense aux propos de Mmabatho sur cette histoire de couleur. Il y a des lieux au Cap où tout le monde se moque que tu sois noir et que ta mère t’ait envoyé dans une école privée pour parler correctement. Où tout le monde se moque que tu sois blanc et que ton père insulte ses collègues au boulot et les traite de kaffirs, de nègres, à la maison.