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Actualités

  • Les anges sont arrivées...

    Les anges sont arrivées...

    Les anges félées de Eva Doumbia sont arrivées dans le catalogue de Vents d'ailleurs. Elles viennent de Marseille ou des bords du Djoliba, ici et ailleurs.

    Anges fêlées est le roman d'un silence, de plusieurs voix, de l'impossibilité à dire, quand de la fêlure de l'être s'échappent les voix qui fissurent l'édifice identitaire.

    Plus d'info ICI

  • Rizières sous la lune de Loïc Barrière

    Rizières sous la lune de Loïc Barrière

    Entre intrigues de cour, batailles fratricides et histoire d'amour sulfureuse, Loïc Barrière nous propose un roman d'aventure aux multiples péripéties avec en toile de fond l'histoire du Cambodge du XIXe siècle. On frémit pour Miss Bennett, on admire Tevy, on craint Valbelle... dans cette histoire des aventuriers du temple perdu !

    Vous pouvez en savoir plus ICI

  • La bâtarde du Rhin de Monique Séverin

    La bâtarde du Rhin de Monique Séverin

    Roman d'une traversée, La Bâtarde du Rhin retrace l'histoire d'une jeune fille, Kozima, née d'un amour interdit. Son père est un soldat stationné en Rhénanie et originaire d'une colonie française, La Réunion. Sa mère est une jeune pianiste allemande amoureuse. Le soldat quitte ­l'Allemagne et malgré le mariage de sa mère et l'adoption par son beau-père, Kozima sera qualifiée de « bâtarde » sous le nazisme.

    Vous pouvez en savoir plus ICI

  • Mon nom est aube, de Abdourahman A. Waberi

    Mon nom est aube, de Abdourahman A. Waberi

    Nous sommes heureux de pouvoir annoncer la sortie de ce recueil majeur dans la collection « Pyromanie ». Abdourahman A. Waberi renoue avec les grands poètes de l'islam, plaçant le Verbe au centre de leurs quêtes, l'érudition comme remède à l'inconstance. L'aube ou l'éternel ­recommencement du jour, il nous faut apprendre le soleil, et ne pas se laisser aveugler par la vanité d'être vivant.

    Plus d'info et un extrait ICI

Bonnes feuilles

  • Paradis blues : Extrait 1


    Je regardais tout ça autour de moi, maman et papa, grand-père et grand-mère, mes tantes et mes oncles, mes grandes cousines et leurs maris, beau-père et belle-mère, belles-sœurs et beaux-frères, je les regardais, et je me disais, c’est ça la vie ? Se fiancer. Se marier. Avoir des enfants. Les baigner, les nourrir, les torcher. Baptême. Première communion. Faire grandir ses enfants. Les marier. S’occuper des enfants de ses enfants. Les baigner, les nourrir, les torcher… 

    Est-ce que c’est ça la vie ?

  • La sourde violence des rêves : Extrait 4

    Page 91, David


    Il vient me chercher tôt, juste avant que Ntombi ne parte au boulot. Il se trouve un truc à manger pendant que je m’habille. On prépare un déjeuner léger, deux avocats et des sandwichs au fromage. Et bien sûr notre kit de survie, des joints déjà roulés, du mpepho. La route est chouette jusqu’à la réserve. Il est taciturne mais ça ne me gêne pas, le matin moi aussi je me tais. On arrive là-bas après dix heures, on gare la voiture à quelque distance de l’entrée. C’est une journée chaude, je transpire déjà. J’ai un short à l’arrière du pick-up. Je l’enfile rapidement pendant que Tshepo enlève ses chaussures.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 3

    Page 64 : Mmabatho


    J’allais à Jo’burg en train pendant les vacances scolaires de juin et décembre pour retrouver mon père, toujours impatient de me revoir. Mes parents sont divorcés. Je chéris particulièrement ce moment où il me reconnaissait au milieu de la foule des gens encombrés de bagages. La façon dont il courait vers moi, me prenait dans ses bras et m’embrassait joyeusement, à n’en plus finir, devant tous ces inconnus. Ça gênait toujours les gens plus âgés. C’était bien.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 2

    Pages 41-42 : Zebron


    Vous commencez à être franc. J’apprécie, je dis, très calme. Vous croyez que ça me dérange que vous me trouviez malfaisant. Vous croyez que j’ai jamais réfléchi à ça. Quand j’étais petit, mon père me battait, parfois sans raison. Je me rattrapais sur ma petite sœur. Quand il y avait personne à la maison, je la forçais à avoir des rapports sexuels. C’était bien.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 1

    Page 33 : Tshepo


    Je nous imagine nous baladant à Sea Point, je repense aux propos de Mmabatho sur cette histoire de couleur. Il y a des lieux au Cap où tout le monde se moque que tu sois noir et que ta mère t’ait envoyé dans une école privée pour parler correctement. Où tout le monde se moque que tu sois blanc et que ton père insulte ses collègues au boulot et les traite de kaffirs, de nègres, à la maison.