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Actualités

  • De la Nouvelle-Calédonie à Kanaky à Blois

    De la Nouvelle-Calédonie à Kanaky à Blois

    À l'occasion de la sortie du livre De la Nouvelle-Calédonie à Kanaky. Au cœur d'une décolonisation inachevée, une conférence sera donnée à Blois pendant les Rendez-vous de l'histoire :

    Nouvelle-Calédonie : Décolonisation réussie 
    ou recolonisation programmée ?

    par Alain Rollat et Alban Bensa 

    vendredi 12 octobre 2018 de 17 h 45 à 19 h 15 Château royal de Blois, salle Gaston

    Livres disponibles à la librairie Dialogues, stand 97

  • Nouvelle-Calédonie : décolonisation réussie ou recolonisation programmée ?

    Nouvelle-Calédonie : décolonisation réussie ou recolonisation programmée ?

    Ancien Secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie, préfet puis directeur des affaires politiques au secrétariat d’État aux DOM-TOM, Michel Levallois a suivi de très près, comme acteur et comme témoin, l’évolution politique de la Nouvelle-Calédonie de 1970 à 2018.

    Sa connaissance du terrain, sa proximité avec les acteurs majeurs de ce dossier, autant que les archives qu’il a conservées de cette période le conduisent à livrer ce récit des événements qui ont secoué le territoire depuis un demi-siècle.

    Michel Levallois continue à plaider, comme il n’a jamais cessé de le faire, pour une décolonisation fraternelle qui assurerait aux Kanak la maîtrise de leur destin tout en préservant la présence de la France dans le Pacifique, autant que les liens fraternels entre les deux communautés.

  • On change de diffuseur !

    A partir du 1er septembre 2018 Vents d'ailleurs sera diffusé et distribué par Harmonia Mundi Livres. 

    Un grand merci à notre ancienne équipe de Pollen, et plus particulièrement Benoît, Guillaume, Caroline, Laetitia, et toute l'équipe des représentants Pollen, pour nous avoir soutenus toutes ces d'années.

    Nous remercions Harmonia Mundi pour leur accueil enthousiaste et nous sommes très heureux de cette nouvelle aventure !

  • Yambo Ouologuem

    Yambo Ouologuem

    C'est avec grande tristesse que nous apprenons le décès de Yambo Ouologuem, auteur des Mille et une bibles du sexe et lauréat du prix Renaudot pour Le Devoir de violence. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches.

  • Les anges sont arrivées...

    Les anges sont arrivées...

    Les anges félées de Eva Doumbia sont arrivées dans le catalogue de Vents d'ailleurs. Elles viennent de Marseille ou des bords du Djoliba, ici et ailleurs.

    Anges fêlées est le roman d'un silence, de plusieurs voix, de l'impossibilité à dire, quand de la fêlure de l'être s'échappent les voix qui fissurent l'édifice identitaire.

    Plus d'info ICI

Bonnes feuilles

  • La marquise sort à cinq heures

    Comblée, encombrée de bijoux, de parures, de falbalas, de bataclans et de clinquants, je ne manquais de rien à l’intérieur du château. Pourtant je ne me sentais pas bien au cœur de ce paradoxal cocon de confort et de malaise. Je me sentais fragmentée, écartelée, dépersonnalisée, infériorisée, dévalorisée. J’ai été souvent victime d’un étrange mal-être et d’une inconsistance profondément insurmontable.

    Écoutez ici l'extrait en entier, lu à voix haute par Frankétienne sur le site Île en île.

  • Paradis blues : Extrait 1


    Je regardais tout ça autour de moi, maman et papa, grand-père et grand-mère, mes tantes et mes oncles, mes grandes cousines et leurs maris, beau-père et belle-mère, belles-sœurs et beaux-frères, je les regardais, et je me disais, c’est ça la vie ? Se fiancer. Se marier. Avoir des enfants. Les baigner, les nourrir, les torcher. Baptême. Première communion. Faire grandir ses enfants. Les marier. S’occuper des enfants de ses enfants. Les baigner, les nourrir, les torcher… 

    Est-ce que c’est ça la vie ?

  • La sourde violence des rêves : Extrait 4

    Page 91, David


    Il vient me chercher tôt, juste avant que Ntombi ne parte au boulot. Il se trouve un truc à manger pendant que je m’habille. On prépare un déjeuner léger, deux avocats et des sandwichs au fromage. Et bien sûr notre kit de survie, des joints déjà roulés, du mpepho. La route est chouette jusqu’à la réserve. Il est taciturne mais ça ne me gêne pas, le matin moi aussi je me tais. On arrive là-bas après dix heures, on gare la voiture à quelque distance de l’entrée. C’est une journée chaude, je transpire déjà. J’ai un short à l’arrière du pick-up. Je l’enfile rapidement pendant que Tshepo enlève ses chaussures.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 3

    Page 64 : Mmabatho


    J’allais à Jo’burg en train pendant les vacances scolaires de juin et décembre pour retrouver mon père, toujours impatient de me revoir. Mes parents sont divorcés. Je chéris particulièrement ce moment où il me reconnaissait au milieu de la foule des gens encombrés de bagages. La façon dont il courait vers moi, me prenait dans ses bras et m’embrassait joyeusement, à n’en plus finir, devant tous ces inconnus. Ça gênait toujours les gens plus âgés. C’était bien.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 2

    Pages 41-42 : Zebron


    Vous commencez à être franc. J’apprécie, je dis, très calme. Vous croyez que ça me dérange que vous me trouviez malfaisant. Vous croyez que j’ai jamais réfléchi à ça. Quand j’étais petit, mon père me battait, parfois sans raison. Je me rattrapais sur ma petite sœur. Quand il y avait personne à la maison, je la forçais à avoir des rapports sexuels. C’était bien.

  • La sourde violence des rêves : Extrait 1

    Page 33 : Tshepo


    Je nous imagine nous baladant à Sea Point, je repense aux propos de Mmabatho sur cette histoire de couleur. Il y a des lieux au Cap où tout le monde se moque que tu sois noir et que ta mère t’ait envoyé dans une école privée pour parler correctement. Où tout le monde se moque que tu sois blanc et que ton père insulte ses collègues au boulot et les traite de kaffirs, de nègres, à la maison.